Abdiquer

Ce matin, j’ai abdiqué.

Depuis le temps que je cherche, que je trouve et que je recherche.

Depuis le temps que je me lève tous les matins avec la boule au ventre, boule de toutes mes craintes, de tout ce que je ne veux pas qui arrive, mes peurs, mes angoisses, ma peur du monde comme je l’appelle, mon incapacité à vivre.

Ce matin, j’ai abdiqué.

Je lui ai dis: t’as qu’à me tuer tout de suite, là sur place. Au lieu de me faire mariner, de me faire croire que je trouve et de me faire retomber. Tue moi tout de suite. Fais moi tout ce que tu veux, prends moi tout, c’est trop lourd à porter, une vie c’est trop lourd à porter, trop lourd à gérer, et toutes ces choses que je ne veux pas perdre, prends les, et toutes ces choses que je veux, ne me les donne pas. Je m’en fous, prends moi tout, laisse moi.

Lui?

Qui lui?

je ne sais pas au fond.

Mais c’est arrivé au destinataire.

J’ai tout abandonné. J’ai abdiqué.

Et j’ai commencé à vivre.

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