Chacun cherche sa place.

En ce moment il semble que dans ma vie il y aie des problèmes de place.

Est-ce le changement de vie, de pays, de rythme, d’entourage qui me pousse à me questionner?

Depuis mon arrivée en France je me suis surprise à me poser ce genre de question, force est de constater que rentrer dans mon pays natal me met la rate au court bouillon, mon cerveau tourneur tournicote à plein régime. A l’étranger ma place c’était d’être étrangère. Ici, je ne sais pas trop: je suis quoi? Plutôt bobo,  intello,  prolo, démago,  stiletto, clodo, bolo? J’ai pas trouvé, un peu de tout je crois, mais j’ai cru devoir choisir un camp pour avoir une place.

Dans l’organisation de la famille et le boulot c’est pareil, on se re réparti les tâches, qui fait quoi? Les places bougent, les rôles évoluent etc, on se perd, on ne sait plus trop qui on est, et où on doit se poser, « qui fait quoi » pour finalement arriver à « qui est quoi »?

Ah ben oui, parce que dans notre monde « faire » et « être » c’est un peu confus.

Mais finalement, est-ce que la nouveauté de la situation ne met pas juste en exergue ce qui se passe continuellement? La vie est mouvement, on change, on évolue, on régresse, on s’agite, on se pose, on s’emmêle, on fuit, on revient, on repars, on s’installe etc.

Des places, finalement, on en a une nouvelle à chaque seconde, à chaque regard qu’on croise, à chaque parole échangée, dans chaque ressenti. De là à dire qu’on en a tellement qu’on n’en a pas, il n’y a qu’un pas.

Mais en fait si, on en a une et qu’une. Elle nous accompagne partout, évolue avec nous, nous suit, qu’on soit mis en avant ou mis en retrait, qu’on soit silencieux ou chantant, qu’on soit vu ou ignoré, nié ou adoré, on est tout le temps à notre place parce que notre place: c’est nous-même.

Personne (sauf si on me tue of course) ne peut me déboulonner de là ou je suis. Même si on me lève de force de mon siège, je suis debout à coté, même si on me lance des pierres et que je pars en courant je suis là (je cours quoi). Toujours là. Pas forcément là ou je voudrais mais je suis là.

Le reste, c’est subjectif, fluctuant, mouvement, essayer de figer notre place dans le regard des autres, dans la vie c’est vain et inutile. Nous sommes vivants donc mouvement, on bouge avec.

On est toujours là, et tant qu’on sera là, ben on sera là.

C’est chouette hein!

Alors voilà, je suis là, je ne sais pas trop qui je suis et pourquoi et comment…

Mais je suis.

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