Code du déshonneur, article 8 : Sois imparfait.

à Cath, qui a toujours le bon mot au bon moment. 😉

Parce que bon… Ca va bien 5 mn de murmurer en baissant les yeux, un soupçon de rose aux joues :  » je manque de confiance en moi… »

Parce qu’on le sait bien finalement que ce qui se cache derrière ce rosissement de façade c’est le gros et moche et boursouflé Orgueil.

Je vous en parle comme ça, hein, je me permets, parce que Orgueil est mon deuxième prénom.

Orgueil…mon pied bot, ma verrue, mes cheveux plats…je vivais avec, je me disais, oui bon, c’est pas gracieux, mais y ‘a pas mort d’homme, je suis comme ça et patati et patata, et gna gna gni et gna gna gna…

Et c’est vrai! Si on part du principe qu’il ne faut pas essayer d’être parfait.

Oui… mais non.

Parce que l’orgueil s’il nous empêche d’être parfait il nous empêche surtout d’être nous-même!

Dès que je voulais me lancer dans un truc, genre, exemple comme ça: la peinture, ben Orgueil me trainait devant un tableau de Picasso et me disait : ça ou rien. Ben euh… rien.

Idem pour la guitare et Hendrix, la cuisine et Bocuse, les macarons et Hermé, le style et Chanel etc…

Donc il ne me reste pas grand chose en vrai… Et je reste seule avec Orgueil et on s’aigrit mutuellement.

Je le soupçonne même de me faire grossir pour que je ne puisse concourir que hors catégorie, histoire de me garder l’illusion quand il tombe sur un canon de me dire oui: mais si tu étais mince…. Ben si j’étais mince on verrait sans doute bien plus que j’ai le cul bas hein! Dans le même style je ne bossais pas à l’école histoire de me dire que mon pauvre 12, ben si j’avais potassé un minimum il serait devenu 19, mais je n’ai jamais pris le risque d’aller vérifier, hein, là non plus!  Bouuuuh, pas beau, pas beau, pas beau tout ça!

Ben ça c’est pas de la bonne imperfection, vous vous en doutez du coup. C’est de l’imperfection moche. Nous on en veut de la belle, de l’imperfection, tant qu’à faire.

La bonne imperfection c’est celle qui ose, qui gratte jeux interdits sur sa guitare, celle qui habille son cul bas avec la jupe à fleur de mémé qu’elle adore, celle qui peint des galets, celle qui  fait des macarons plats, des macatuiles même ça va s’appeler, et qui cuisine tout ce qu’elle veut, parce que son crédo c’est : plus c’est moche plus c’est bon.

C’est ça la bonne imperfection, celle qui ne se compare pas, celle qui arrive la dernière et la première à son propre concours, celle qui ose se planter, s’entrainer, et être ridicule. Et qui s’éclate!!

Yalla, soyons imparfaits, soyons nous même! (et n’ayons donc pas peur des phrases creuses!! 🙂 )

 

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