A quoi ça sert…

de philosopher, décortiquer, douter, discutailler, disséquer, butter sur les mots etc…?

Me demande ma soeur.

J’ai répondu pompeusement : » à changer les choses, à changer le moooonde! »

Mais en vrai, c’est pas vrai.

La preuve, ma réponse m’a tellement déplu que la question tourne en boucle dans ma tête depuis 1 mois.

La réponse qui me semble plus adaptée:

Ca sert à vivre ma vie totalement comme étant mienne.

A chercher ma vérité, à ne pas passer une vie dans l’ignorance de qui je suis vraiment, de ne pas admettre avant d’avoir décortiquer ni expérimenter,  à ne pas croire mais à connaître, à ne pas combattre des moulins à vent, à ne pas m’épuiser à suivre des chimères, à ne pas chercher à monter les plus haut sommets pour ne trouver en haut que déception car il n’y a rien là haut qu’il n’y ait pas déjà en bas. A ne pas me tromper. A ne pas souffrir inutilement. A ne pas avoir peur inutilement. A utiliser cette vie le plus efficacement possible, à vivre un bonheur qui sera le mien, que je ne mettrais dans rien qu’on puisse m’enlever, qui ne dépende que de moi,  que j’aurai choisi en connaissance de cause. Je doute, et ça ne me fait pas souffrir, au contraire, ça me rassure, car quand je choisis ou expérimente une voie je n’y vais pas pleine de certitudes, donc de peurs d’être déçue, mais justement en apprenant et en sachant faire demi tour si ce chemin ne me semble pas être le mien.

Je connais la valeur de la vie, et comme je n’en ai qu’une je veux la réussir, même si ma réussite n’est ni visible ni quantifiable et qu’elle ne paraisse pas souhaitable à d’autres. C’est normal, nous sommes tous différents, nos vies ne devraient être vécues et réussies que différemment.

Donc ça sert à me rendre heureuse et à réussir Ma vie. Voilà.

Et la seule personne qui saura si j’ai  réussi c’est moi. Voilà qui n’est si facile, car il faut oser ne pas comparer et s’écouter follement.

 

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