Ma religion.

Bon après avoir enfoncé le clou du culte de la femme au foyer, me voilà qui viens vous parler de religion.

Bref, tout ce qu’il ne faut pas.

C’est pas grave.

De religion alors?

Du moins de ma vision de la religion.

Tout d’abord je crie:

AU VOL!!!

Parce que par perversion des messages et détournement des buts religieux pour servir des intérêts politiques on s’est laissé dépouiller de quelque chose qui nous appartient.

Je trouve profondément triste qu’on rejette en bloc tout le contenu, le fond, car on nous a travesti la forme.

Qu’on nous ait abreuvé de miracles débiles et inutiles au lieu de nous montrer que c’était une voie profondément humaine qui n’avait point besoin de marche sur l’eau ou d’anges armés pour être magnifique et inspirante.

Je trouve profondément triste que nous nous soyons laissés dépouiller et n’avons rien mis en place pour remplacer, plus de guide, plus d’espoir, juste le règne du paraitre, de la peur du vide et de l’angoisse de la mort.

Bon, en ce qui me concerne, j’ai eu la chance inouïe de baigner dans un melting pot religieux assez hasardeux, qui m’a dès le début donné le choix, dû à une mère éclairée, pédagogue et cultivée qui m’a apprise très tôt l’histoire des religions et des Chrétiens et qui a ensuite été trainer ses sandales en bois du coté des bouddhistes zen et ainsi, sur les étagères de notre bibliothèque Taisen Deshimaru  côtoyait  Jésus , Ikkyu Sojunla Petite Thérèse, et les voies et les voix s’entremêlaient déjà pas mal quand me vient l’amoureuse idée de me marier avec un musulman. J’ai continué ensuite pendant longtemps à alimenter mes connaissances parce que pour moi la croyance  est interdite et mortelle sans l’étude, la réflexion, bref, la CONNAISSANCE et que c’est cette conscience du danger qu’est la croyance seule ce qui m’a aussi longtemps détournée des religions, du moins des religieux…

Mais, malgré mon appréhension, et je dirais même avec passion intellectuelle, parce que là je ne parle pas encore de Foi,  j’ai cru, au fil de mes lectures, comme de par z’hazard, reconnaitre le même message dans le zen que dans l’Evangile de Marie et L’Homme qui devint Dieu dans la Confrérie des Eveillés que dans le Nom de la Rose (oui oui mes trouvailles sont très éclectiques et ont multiples sources et supports et ça peut paraitre peu fiable et brouillon, mais pas quand, au final, tout se recoupe… :-)) et j’ai commencé à entrevoir plus nettement ce qui se cachait derrière les rites, à reconnaitre le contenu des messages du Christ, du Bouddha, d’Aristote, des grands moines zen, de mystiques musulmans, chez Khalil GibranGandhi , Jung et de notre tout récent Feu Nelson Mandela, et j’en oublie bien sûr, enfin chez tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, avaient compris et s’étaient ouverts à la Lumière, tous disaient la même chose, transcendant ainsi les rites et les courants religieux.

J’ai pu alors, il y n’a pas longtemps, me faire  ma propre idée, me forger ma propre croyance, me réapproprier les religions, vivre mon Christianisme et mon Islam, mon Zen, convaincue qu’un seul et unique message qui apparaissait de tout temps et sous multiples formes ne pouvait qu’être Vérité et que surtout personne sur terre ne pouvait savoir mieux que moi ce que je devais comprendre par et pour moi, pour suivre mon propre chemin d’être humain, me dire que j’ai tort ou que je me trompe. Aucun être humain n’aura jamais ce pouvoir.

Ma Religion m’a libérée des autres.

Rien n’est au dessus de Dieu ou de la Vie, alors personne ne peut me juger et je ne peux juger personne.

J’ai compris que les rites n’ont de sens que dans leur fond, aucunement dans leur forme, dans ce qu’ils essayent de nous apporter au quotidien: méditation, conscience de l’instant présent, amour véritable, sans dépendance affective ou intérêt, absence de jugement, acceptation, responsabilité, « aide toi et le ciel t’aidera », « aime les autres comme toi même », qu’il y a bien unicité, le yin et le yang, que nous sommes tous UN, manifestations multiples de la Vie, que la Sainte Trinité est l’Union de la matière et de l’esprit en un équilibre parfait qu’est le Saint Esprit, Bouddha, L’Eveillé et surtout que notre chemin n’est qu’intérieur, unique pour chacun de nous et que nous seuls devons en trouver la direction et le sens. Et pour ça avoir la Foi comme pilier, comme boussole dans nos recherches, savoir et être sûrs que nous avons tout en nous pour y parvenir, que nous ne pouvons aimer Dieu ou la Vie sans nous aimer nous-même du même amour, avec la même confiance.

La prière, le jeûne, les interdits alimentaires n’ont aucune importance intrinsèque, seule la prise de conscience qui doit en découler a une valeur. Que la Bible ou le Coran ou les autres supports doivent être pris dans leur contexte et qu’on doit essayer de comprendre quel changement essayait d’être mis en place dans une société ou un courant de pensée, quelles étaient les impulsions qu’on tentait de mettre en place, les prises de consciences qu’on essayait d’introduire.

Et la Foi et l’Amour de Dieu ou de la Vie n’est là que pour nous pousser à nous aimer nous-même. Si nous aimons le Créateur et lui devons le respect, nous nous devons d’aimer et de respecter Sa Création comme lui-même. Nous aimer comme nous aimons Dieu/ la Vie, et aimer Dieu/ la Vie comme nous nous aimons nous-même.

Le chemin vers le salut n’est pas quelque chose qui se passe après la vie mais pendant, par l’amour que nous lui portons et que nous nous portons, par la confiance en le fait que tout ce qui nous arrive est positif, que les obstacles sont là pour nous faire avancer, que la Vie ou Dieu en bonne Mère ou Père ne nous laisse pas nous fourvoyer, nos renier, que si on se trompe de chemin Elle/ Il le parsème d’embuches jusqu’à ce que nous comprenons.

Etre croyant après avoir pris CONNAISSANCE c’est reconnaitre que le seul vrai « péché » le seul vrai « mal » est le doute, le doute de ne pas être suffisamment bon pour s’aimer malgré tout, le doute de mériter ce qu’il y a de meilleur, le doute que la Vie ou Dieu nous aime, le doute qui insuffle la peur, la peur qui insuffle la colère et la violence, le doute de nous-même, de nos capacités à être meilleur, le doute que la Vie ne nous a pas tout donné ce dont nous avions besoin pour vivre heureux et digne, ce doute qui est mortel car là commencent les questions, les peurs, l’angoisse de l’avenir, la non acceptation de ce qui est et la mort de l’âme.

Nous avons perverti les messages, nous avons créer les péchés en imaginant que Dieu ou La vie ne nous avait pas créés parfaits, voir même impurs, mais comment quelque chose de pur peut-il créer de l’impur? Pas de bien ou de mal, juste de l’erreur, de l’errance, du doute, de l’expérience, de l’aveuglement.

Pas de bien ou de mal car nous n’avons pas pouvoir de juger, nous ne savons jamais tous les tenants et les aboutissants, ce « qui aurait été si », etc… pas de Bien ou de Mal car tout est positif si nous en tirons l’enseignement nécessaire pour continuer à évoluer. Il faut bien tomber pour reconnaitre que c’est debout que nous marchons le mieux.

Comment imaginer être jugé par Dieu ou la Vie alors que le jugement est le symptôme par excellence du doute, de la peur, de la non confiance?

Le seul péché, c’est donc bien le doute qui nous pousse  ne pas nous aimer et de ne pas nous traiter avec amour, le vrai, ne pas nous respecter, comme Oeuvre de la Vie, et de ne pas nous donner ce qu’il y a de meilleur, de ne pas pendre tout ce que la Vie ou Dieu nous met entre les mains à notre naissance.

d19257e2424c73559262875557719d1d

Publicités