L’écologie

C’est bizarre ce truc.

Ca fait un bout de temps que ça me chiffonne.

Autant je trouve la démarche juste et indispensable, autant je n’arrive pas moi-même à sauter le pas. A me sentir totalement concernée.

Et je crois que je viens de comprendre pourquoi.

Par ce que ça me semble pas dans l’ordre.

Je veux dire dans notre monde actuel, dans notre présent, je trouve que le début de l’écologie ne se place pas là où on le met : préservation de la nature, tri des déchets, le bio etc…

Déjà parce que je suis sûre et certaine que le système de consommation dans lequel on vit en est le frein majeur.

A mon avis, on peut boycotter, exiger des bons produits, devenir des consommateurs éclairés, mais on est trop, beaucoup trop, et sans non plus trop de sous, on ne peut pas trouver d’alternatives qui ne soient pas aussi destructrices que ce qu’elles sont sensées remplacer.

Et là du coup, je tiens le début de ma piste : le consommateur. Et en allant plus loin: les personnes, les humains.

Qui consomment pour oublier, qui achètent à outrance parce que complètement déconnectés d’eux mêmes, ils ne savent plus du tout se rendre compte de ce qui est vital et de ce qui ne l’est pas.

Donc pour moi, le début de l’écologie se passe dans l’éducation, dans la préservation des individus tels qu’ils sont, ne plus les déconnecter d’eux même par une méthode éducative périmée, ne plus leur faire croire que c’est dans le paraitre et le regarde des autres que se trouve le salut, mais laisser les humains grandir tels qu’ils sont, connectés à eux même et au monde, capables de s’aimer et d’aimer, de se souhaiter le meilleur et d’exiger le meilleur en tout, le meilleur lieu pour vivre et en prendre soin parce qu’ils le valent bien.

Donc pour moi l’écologie commence dans l’amour et le respect de soi et de l’autre, quelqu’il soit, l’aimer comme nous nous aimons nous-même et surtout s’aimer soi même, parce qu’on ne peut donner ce que l’on n’a pas.

Quand tout le monde se sentira aimé pour ce qu’il est, quand tout le monde bénéficiera de la reconnaissance indispensable à tout être humain, alors tout le monde s’aimera suffisamment pour ne plus supporter le médiocre, le jetable, le dégueu, le moche, le trop, le débordant, le dégoulinant. Quand les humains s’aimeront, ils retrouveront leur place naturelle dans le monde, et n’auront plus besoin de déborder, tuer, engranger pour combler le vide intérieur.

Donc pour moi, l’écologie comme elle est pratiquée aujourd’hui, comme quelque chose qui se pratique justement, qui se montre, qui moralise et qui juge, mais qui ne se vit pas de l’intérieur, elle ne sert à rien.

L’écologie, c’est comme une religion, tant qu’on est empêtrés dans les rituels et les formes, on perd le fond de vue.

Les rituels et les formes, la pratique ne doit pas précéder la connaissance et la compréhension, sinon elle ne sert qu’à combler le vide également, pas à le faire totalement disparaitre.

Le but n’est pas de combler le vide intérieur, le but est qu’il n’existe plus, qu’on ne le laisse plus s’installer chez nos enfants, qu’ils soient des adultes responsables, libres, qu’ils soient à leur juste place d’humain.

L’humain fait partie du monde, on doit en prendre soin au même titre que les autres espèces, et même plus je dirais, parce qu’un humain heureux peut faire tellement ! Et qu’un humain malheureux peut détruire tellement…

Donc pour citer le plus grand écolo de tous les temps, j’ai nommé mon idole Jésus (à prononcer avec une Jota, c’est encore plus classe)

pour être un vrai écolo: aimez vous les uns les autres. (et dans « aimez vous » il y a « aimez-vous vous-même » hein!)

Et le reste suivra automatiquement.

Faut appuyer sur la bonne touche quoi, sinon…on va y passer des siècles.


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