Code du déshonneur, Article 1: Aller bien.

Depuis un bout de temps me trotte dans la tête, en plus des lettres d’une mère nouvelle, d’écrire un code du déshonneur parce que dans la vie, on est jamais trop aidés, tout est bon à prendre, et moi je crois en le déshonneur comme en une religion. L’honneur ne faisant faire que des conneries à mon humble avis, je me dis que vivre sans honneur c’est vivre tranquille. Le déshonneur de ne pas savoir quoi répondre, de ne pas avoir plus qu’il ne faut, de ne pas avoir de précepte et ni de convictions, de reconnaitre ses torts, de ne pas avoir d’idées préconçues, de n’être pas intéressant, de ne pas vouloir en mettre plein la vue et frimer, de ne pas avoir d’ambition…bref, le déshonneur et toutes ses promesses tenues.

Donc Article 1: Aller bien. (c’est tout à fait déshonorant, donc en première place)

Beaucoup de gens dans mon entourage proche souffre d’un problème face au regard des autres. Le regard des autres les tétanise, et si par malheur c’est par ma faute que les regards sont attirés sur nous, je m’en prends plein les dents…

Comme n’importe qui mon réflexe premier a été de faire attention à ce que je disais, à ce que je faisais, à ce que je riais en leur présence par respect (? de qui?)…Mais cette façon de faire, à l’encontre de mes élans premiers me rendaient malade, me faisait perdre mes repères, quand on lutte trop contre notre nature, un jour elle ne se fait plus assez entendre, on l’oublie, on la laisse presque systématiquement de coté pour vivre une vie de fantoche.

Puis il n’y a pas longtemps, ou encore une fois j’avais fait une gaffe parce que, mine de rien, ma nature première a de temps en temps encore quelques soubresauts et refuse de mourir, et tant mieux je dirais, je me retrouvais encore à la place du coupable dans un procés qui n’était finalement pas le mien…

Qui a un problème avec le regard des autres? Pas moi.

Qui peut donc décider d’assumer son problème ou bien de le régler? Pas moi.

Suis-je la cause de ce problème? non.

Donc…

Et tant que j’en prendrais la responsabilité, tant que dans mon désir de faire plaisir ou ma trouille de déplaire, je prendrais le rôle de la fauteuse de trouble, de la cause première, je n’aiderai pas ces personnes.

On croit trop souvent que c’est de l’altruisme qui nous fait agir de la sorte sauf que c’est souvent la peur d’être rejeté, on croit aussi que c’est égoiste de ne pas prendre en compte les problèmes des autres, oui, ça peut l’être si vraiment on s’en fout, mais ça ne l’est pas du tout quand les autres vous les font porter systématiquement et en profitent pour ne jamais les régler…Je dirais même que c’est ça le vrai altruisme. Accepter de passer pour un goujat pour pousser l’autre à régler ses problèmes.

Donc voici l’article premier de mon code personnel de l’honneur:

Ne pas faire porter ses problèmes aux autres, ne pas se victimiser en permanence, tout problème a une solution et elle n’est pas à l’extérieur, elle n’est chez personne d’autre que nous-même.

Une autre amie me demandait la différence entre être une victime et vivre en victime.

On est tous victime un jour où l’autre d’une injustice, humaine, morale, ou de santé, d’un accident de la vie comme on dit, ou d’un accident tout court.C’est douloureusement injuste, injuste parce qu’on ne le mérite pas.

Mais nous ne devons pas rester des victimes, et donner à cet accident de la vie un pouvoir sur TOUTE notre vie.

Nous devons le dépasser, c’est ça ne pas être une victime. Il faut prendre acte de cette injustice, et la dépasser. La résilience ça s’appelle.

Prenons nos responsabilités, reconnaissons que nous avons, sauf en cas d’accident de la vie, une grande part active dans tout ce qui nous pose problème, nous avons la solution, nous avons le choix de ne plus vivre comme ça.

Après il faut évidemment assumer de vivre sans problème, c’est pas facile, j’en conviens…Dis comme ça ça parait débile mais souvent on a fait de nos problèmes et de notre victimisation notre principale trait de personnalité…Il faut de la force morale pour aller bien, bien plus que pour aller mal…Beaucoup plus.

Beaucoup plus.

556942_520427274643273_1972903680_nJe cherchais une belle photo et c’est Tina Turner qui s’est pointée…Parfaite illustration donc…

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