Cuisine et dépendances…

Bon, même quand on a des paraboles grosses comme des flying saucers, on est pas à l’abri de passer un dimanche après-midi à regarder de navrantes conneries.

Genre la vie des gens, des vrais gens mais avec des tares qui semblent plaire à l’audimat.

Aujourd’hui les phobies et les troubles alimentaires. Youhouuuuuuuuu!

Avec des psy qui osent dire: non, on ne sait pas d’où ça vient.Ce sont des obsessions qui arrivent comme ça, PAF: tiens je suis alcoolique, BAM: je suis hyperphage, SPLACH: je suis agoraphobe.

Ca me hérisse au dernier degré.

Et pour cause.

Pour avoir été traitée et hospitalisée pour un certains nombres de « tares » moi-même, je sais aujourd’hui puisque j’en sors petit à petit que ces « tares » ne sont pas LA maladie.

Ce sont des SYMPTÔMES.

La partie immergée de l’iceberg.

Comme le dit mon cher Docteur A qui m’a sauvée la vie: ce sont nos démons familiers.

On se focalise sur ces SYMPTÔMES, on en fait une maladie, un problème principal et central (inconsciemment! je ne suis pas dans « j’accuse! »), tout passe par ce soit disant dysfonctionnement connu, reconnu et apprivoisé finalement, on en fait la réponse à tous nos soucis en général ainsi on garde tout le loisir d’imaginer que le jour où ce dysfonctionnement là sera réglé (ce qui n’arrive pas comme ça)  la vie sera merveilleuse.

Un leurre, un épouvantail moche à faire peur mais qui a au moins le mérite d’éloigner les noirs z’oiseaux  d’ angoisses plus profondes qu’on ne ne veut surtout pas voir surgir, tellement peur qu’on les enterre sous la masse des soucis que notre pathologie nous crée au quotidien.Au final on a plus peur de la peur elle-même, car les angoisses de bases sont loin d’être aussi atroces à vivre que la vie au quotidien avec notre épouvantard… C’est vrai que ça fait mal de s’y replonger, mais comme un pansement on le tire en une seule fois, la douleur est moindre que l’angoisse qu’on s’en faisait.

DONC???

Ne pas attaquer ce problème de front comme s’il était primordial et emmerder les boulimiques pour qu’elles mangent moins, leur enlever la poignée de porte de la salle de bain pour ne pas qu’elles s’y précipitent après les repas, mais plutôt les envoyer chez le psy pour comprendre pourquoi elles n’existent que quand elles mangent.(Ou « ils », on est pas racistes…)

C’est le vide existentiel qu’il faut gérer, les angoisses, le fait de se sentir envahit par les autres car on existe pas. Souvent les personnes qui souffrent de dépendance ont été « gommés » à un moment de leur vie, tout petit même. On ne leur a pas permis d’exister. Ils n’existent pas du tout, n’ont aucune conscience d’eux mêmes. Et sont obligés de remplir cette espèce d’enveloppe qu’ils leur semblent être, d’une manière ou d’une autre.

Pigé?

Alors? Logothérapie, psychothérapie, PNL, sophrologie, développer la conscience de soi, la confiance en soi, pleins de moyens existent.

Le psy ne sait pas d’où ça vient? Et bien aidez le à trouver.

Courage!

598378_525068704179130_1942600499_n-1

Publicités