Les heures.

Vivre en bête traquée, jamais, jamais, jamais ne connaitre le repos, la sérénité.

Ne jamais savoir où et quand va surgir la déferlante qui va nous noyer.

Avancer dans la vie, savoir qu’elle est là, qu’elle guette, et tout d’un coup se retrouver submergé, emporté.

Et s’accrocher avec les dents, avec les ongles, de toute son âme pour ne pas se laisser entrainer vers le fond noir et froid.

Mais rien n’y fait.

Quand elle se retire, c’est pour nous laisser suffocant, à moitié mort, avec les restes de notre vie brisée éparpillés autour de nous.

L’envie de vivre pourtant, de ne pas sentir le danger à chaque détour, à chaque rencontre, se croire la force de faire front, pour finalement toujours se voir écrasé, noyé, détruit.

La vie nous est fatale chaque heure, à nous… les fous.

VW-04

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