Les mômes

Les mômes.Les mômifares, les gones, les gosses, la petite classe, les bambins, les gamins, les mioches, les lardons, les morveux, les chérubins.

Les enfants quoi.

Je viens de me souvenir grâce à une amie chère longtemps perdue et heureusement retrouvée, les mômes, avant d’avoir le mien propre, me faisaient flipper, baliser, me foutaient les j’tons, m’angoissaient, m’intimidaient.

Et je viens de comprendre pourquoi.

Rien à voir avec le fait d’en avoir un à moi, apprivoisé, domestique, toussa, toussa…

Non.Enfin si, mais pas directement…

Il s’avère, effectivement, que depuis que je suis mère, j’ai été obligée d’accomplir un véritable travail sur moi, parce que ces petites bêtes là quand ils s’installent dans vos pénates et vos savates, ça vous fait vaciller la plus ancrée des certitudes, ça vous ratisse, ça vous tond, ça vous coupe en 4, bref ça vous remet à zéro.

Donc de zéro je suis repartie, à ma recherche véritable…

Et plus je me suis trouvée, plus j’ai grandit, plus j’ai mûrit, plus je suis devenue sincèrement moi, ben moins les petits ouistitis me donnaient les foies.

Avant, leur regard tout droit comme ça, bien planté, qui vous regarde le fond de l’âme et attend seulement que vous soyez vous, en toute intégrité, naturellement, me faisait perdre mes repères.Un enfant, ça n’attend rien de vous, aucun rôle, aucune parole, juste il vous regarde être.

Avec les adultes, c’est plus facile, il y a des codes, un permis de conduire, des choses à dire…Allez parler du beau temps à un gamin!! Allez-y! vous verrez! ça marche pas!

Un gamin c’est net, ça dit pas autre chose pour être compris, c’est simple.Facile même.

Sauf quand on est devenu vachement compliqué.Et ça arrive souvent vu que c’est en gros tout ce qu’on nous demande…

Alors, si vous voulez savoir où vous en êtes avec vous-même, si vous êtes naturel et proche de votre moi profond, allez trouver un gamin.Fixez-le et voyez si vous vous liquéfiez ou non.

Good luck!

image

Publicités